PAMmiracle1952 – Laura Z.Z. : Prenzlauer Allee 217

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-re émerger son désir
Ça demande qu’on y accorde du temps.
Et le temps, c’est un bien précieux dans notre société, on n’en a jamais assez.
Faire émerger son désir
Ça demande qu’on y accorde du temps.
Et le temps, c’est un bien précieux dans notre socié-
Ça demande qu’on y accorde du temps.
Ça demande qu’on y accorde du temps.
Du temps.
Du temps.
Ça demande qu’on y accorde du temps.
Et le temps, c’est un bien précieux dans notre société, on n’en a jamais assez.
Dans notre société, on n’en a jamais assez, du temps.
Jamais assez, jamais assez, du temps.
Le temps de la sensualité, et tout ça, c’est à prendre.
Le temps de la sensualité, dans notre société, on n’en a jamais assez,
à vingt-trois heures du temps.
Le temps de la sensualité à vingt-trois heures du temps.
Et là on se dit : tiens, si j’avais une relation sexuelle ?
Et tiens, du temps !
Et on va se réjouir à l’avance du temps.

L’été on n’en a jamais assez
ll faut se donner la peine.
Faire émerger son désir, ça demande qu’on y accorde du temps.
Et le temps, c’est un bien précieux dans notre société, on n’en a jamais assez. Il faut se donner la peine de prendre ce temps-là, le temps de la sensualité, et tout ça, c’est à prendre. Il faut aménager ce temps pour que ce temps ne soit pas à la toute fin de la journée, quand on a rempli toutes les tâches, quand on a coché toutes les cases, et que, éuisé, on échoue au fond de son lit, à vingt-trois heures, et là on se dit : et tiens, si j’avais une relation sexuelle. Il est évident que dans ce cas-là, ça ne marche pas. Il y a aussi l’idée de l’anticipation positive. La sexualité, c’est une fête, et une fête, ça ne se programme pas, ça s’anticipe. C’est quelque chose que l’on imagine, que l’on attend, que l’on à laquelle on aspire, et on va se réjouire à l’avance. On y pense tout au long de la journée, ou on y pense avant de partir en vacances, et de ce fait-là, on va favoriser l’émergence de son désir. Et enfin, le dernier point, c’est l’imaginaire. Notre sexualité réelle sera toujours trop pauvre parce que limitée par le concret, par les contraintes, par tout ce qu’on ne peut pas faire, donc on est obligé d’alimenter sa libido, son énergie libidinale avec ses rêveries, avec ses fantasmes, avec son imaginaire, ce qui va nous apporter une énorme énergie, non que l’on aille vers la réalisation de ses fantasmes, ce que je dis souvent, les fantasmes ne sont pas forcément faits pour être réalisés, mais surtout pour qu’ils nous alimentent en énergie désirante et qu’on puisse ensuite, dans la réalité, jouir de cette énergie.





5 juillet 2015

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